Quatrième partie de notre voyage. Prenez le train avec nous vers Xi'an, escaladez le mont Huashan, profitez des bains impériaux de Huaqing et observez l'armée enfouie de l'empereur Qin Shi Huang.
Septembre 2018
24 jours
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En septembre 2018, je suis partie avec ma famille pour un voyage de 24 jours en Chine. Notre petit groupe se composait de sept adultes et quatre d'entre-eux n'avaient jamais été en Asie. Amoureux de la nature, nous avons privilégié les parcs naturels aux grandes villes. Le voyage s'est effectué sans guide mais un minibus avec chauffeur avait été prévu pour faciliter une partie de nos déplacements.

Le voyage a débuté par le Sud de la Chine.


Un premier carnet relate nos aventures dans la région des pains de sucre de Yangshuo, dans les rizières de Dazhai, puis dans la vieille ville de Fenghuang et sur la muraille de Chine du Sud. Il aborde aussi le choix de l'itinéraire et nos impressions sur la Chine.

https://www.lenemooquivoyage.eu/carnet/voyage-en-chine-yangshuo-dazhai-fenghuang

Le deuxième carnet concerne aussi le Sud de la Chine. Notre itinéraire nous a conduits dans la vallée Miao de Dehang, dans le parc de Zhangjiajie et au sommet du mont Tianmen.

https://www.lenemooquivoyage.eu/carnet/voyage-chine-dehang-zhangjiajie-tianmen

Nous avons ensuite quitté le Sud de la Chine pour Pékin et la Grande Muraille. Le troisième carnet décrit notre découverte de la capitale et notre randonnée sur la muraille, entre Jiankou et Mutianyu.

https://www.lenemooquivoyage.eu/carnet/voyage-en-chine-pekin-grande-muraille-jiankou-mutianyu

10 yuans (CNY ou RMB) = ± 1,3 € = ± 2 CAN$

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17
sept

Après une dernière journée de visite à Pékin, notre petit groupe s'était divisé. Trois d'entre nous avaient repris l'avion pour la Belgique tandis que les quatre autres (moi inclus) poursuivaient l'aventure.

Mais au matin de notre première journée à quatre, l'humeur était un peu morose. D’un côté, nous étions curieux de découvrir d’autres paysages chinois ; mais d’un autre, fatigués par toutes ces péripéties, nous enviions un peu ceux qui étaient déjà repartis retrouver leur petit confort belge.

Cependant, nous n'avons pas eu le temps de nous attrister bien longtemps car une nouvelle expérience chinoise nous attendait. Nous allions prendre un "bullet train" à la gare de Pékin Ouest, en direction de Huayin et du Mont Huashan. Ceux-ci sont situés dans la province du Shaanxi, à proximité de la grande ville de Xi'an. Nous partions donc explorer une zone plus centrale de la Chine.

Au départ, nous pensions prendre le métro jusqu'à la gare. Mais vu la petite taille des scanners à rayon X dans le métro, nous avons eu peur de ne pas pouvoir y faire passer nos gros sacs de baroudeurs. L’hôtel nous a donc organisé un taxi pour 24 rmb.

Le train partait à 15h, mais ne sachant pas trop ce qui nous attendait à la gare, c'est déjà à midi que nous nous sommes entassés dans le taxi. A moitié écrasés par nos sacs, nous étions contents que la conduite un peu sportive du chauffeur nous fasse arriver rapidement à destination.

Carte rechargeable Yikatong

Une fois rentrés dans la gare de Pékin Ouest, une première mission nous attendait à l'étage "métro" : récupérer le solde et la caution de nos cartes de métro "Yikatong". Quatre passages par des portiques de sécurité, dont certains à contresens de la foule, quelques séances de mime, et trois guichets différents plus tard, c'était chose faite.

Place maintenant à notre deuxième mission : repérer la salle d’attente de notre train.

Nous sommes donc montés de deux étages pour rejoindre la section "train" de la gare. Il fallait alors passer un contrôle de sécurité et présenter nos billets (l’agence nous les avait fourni via notre premier chauffeur, à Yangshuo).

Les numéros des trains étaient affichés dans un grand hall, avec les heures de départ et les salles d’attente correspondantes. Pour nous, c'était la salle n°10. Mais il était encore tôt et elle était bondée, alors nous avons été manger au calme dans un fast-food.

Une demi-heure avant le départ du train, nous sommes retournés dans la salle d'attente. Il n'a pas fallu longtemps pour que le check-in commence. Au-dessus de notre "gate", un écran lumineux indiquait le quai sur lequel se trouvait notre train, mais suivre les autres passagers chinois nous a suffi.

Le train n'a pas tardé à se mettre en route. Nous quittions Pékin pour traverser la campagne chinoise, interrompue ci et là par des cités-dortoirs. Certaines étaient encore en construction. Les photos ci-dessous ne sont pas très nettes car le train roulait à du 300 km/h, mais elles vous donneront un aperçu des paysages traversés.

Le "bullet train" en lui-même ressemblait à n'importe quel TGV européen. Et le trajet s'est passé sans encombre, si ce n'est qu'une employée nous empêchait de somnoler en proposant trop souvent et à grand bruit des snacks chinois, tandis qu'une autre balayait le couloir toutes les demi-heures.

Pour obtenir plus de conseils et d'infos sur les trains en Chine : https://www.china-diy-travel.com/en/trains-in-china-what-are-they-like/

Après cinq heures de trajet, nous sommes enfin arrivés à la gare de Huashanbei. Celle-ci était située en périphérie de le ville de Huayin et nous devions donc prendre le taxi jusqu'à notre hôtel, le Huashan Lotus International Hostel. Il était situé dans le quartier Huashanzhen (Huashan village), où logent la plupart des touristes venus effectuer l'ascension du Mont Huashan.

Les taximen savent donc bien que les touristes doivent rejoindre ce quartier, et à peine étions-nous sortis de la gare, que certains nous sautaient dessus. Ils étaient oppressants et nous proposaient des tarifs très différents de celui que notre hôtel nous avait indiqué (20 rmb/taxi). Nous les avons donc ignorés pour trouver un taximan plus honnête dans la file de taxis.

Quinze minutes plus tard, il nous déposait à notre hôtel. La propriétaire, très accueillante, parlait anglais! Elle était pleine de conseils pour nos activités du lendemain. Et quand nous lui avons demandé où aller dîner, nous avons été surpris qu'elle nous envoie dans la cour d'entrée d'un autre hôtel. S'y trouvait en fait une sorte de mini "food market" où de nombreux locaux venaient passer commande de dumplings, nouilles et brochettes en tout genre. Certains mangeaient sur place et d'autres prenaient à emporter. C'était en fait l'équivalent chinois d'une friterie belge!

Au début, nous étions un peu mal à l'aise, ne sachant trop comment commander sans menu. Mais en indiquant ce que nos voisins de table mangeaient, nous avons pu obtenir une soupe de nouilles et de légumes, ainsi que des dumplings fraîchement farcis devant nous. C'était délicieux au point que nous y sommes retournés le surlendemain, avec cette fois, un accueil souriant de la part des cuistots.

18
sept

Il a plu toute la nuit et, au matin, la météo n'était pas meilleure. Rien d'étonnant car quelques jours plus tôt, le typhon Mangkhut s'était abattu sur Hong Kong, et il influençait désormais la météo du reste de la Chine.

Qu'à cela ne tienne, nous voulions découvrir le mont Huashan et, à plus de 2000 m d'altitude, nous allions peut-être nous trouver au-dessus de ces gros nuages de pluie.

Les différents sommets du Mont Huashan

Nous avons donc pris un taxi (10 rmb) afin qu'il nous dépose au "Tourist Center" près de la "East Gate". C'est là que s'achetaient les billets d'entrée pour Huashan (160 rmb/p) ainsi que les tickets de bus (40 rmb/p/trajet) pour le téléphérique du pic Ouest.

Le Mont Huashan regroupe en effet cinq pics différents. Le pic Nord (1615 m) et le pic Ouest (2082 m) sont accessibles à pied ou en téléphérique. Les autres pics se rejoignent ensuite par des sentiers et des escaliers taillés dans la roche. Cette dernière est composée d'un granite plutôt jaune-beige.

Comment monter à pied?

Le pic nord peut être atteint via le "Sentier des soldats" ou via le sentier "classique". Le départ du premier se fait au niveau de la station de téléphérique du pic Nord. Il permet de rejoindre le pic en 2h mais il est uniquement composé d'escaliers très raides et vertigineux. Le deuxième chemin démarre du "Jade Spring Temple" au milieu du Huashan village. La montée prend entre 3 à 5h selon la condition physique. Le dernier tronçon est également constitué d'escaliers assez raides. Ceux qui effectuent ce parcours peuvent acheter leur ticket en chemin, au "Huashan Gate Ticket Office" . Ils ne doivent donc pas se rendre au "Tourist Center".

Comme le montre la carte fournie par notre hôtel, l'ascension du pic Ouest peut se faire en partie à pied, depuis le village de Huashan jusqu'à la station intermédiaire du téléphérique. L'achat du billet d'entrée se fait alors au "Xian Yu Ticket Office". Bizarrement, l'itinéraire n'est pas décrit sur internet. Qui sera le premier blogueur à en faire le récit?

Depuis le "Tourist center", un bus nous a emmenés jusqu'au téléphérique du pic ouest. Le trajet a pris environ 40 minutes. Le bus a d'abord circulé en ville, puis dans une vallée de montagne (la "Weng Valley"), avant de nous déposer devant un bâtiment où nous avons acheté nos tickets pour le téléphérique (140 rmb/p/trajet) ainsi que des pitas version chinoise. Ne sachant pas trop quelles allaient être les possibilités de restauration au sommet, il valait mieux se remplir l'estomac. Et effectivement, il n'y avait pas grand chose là-haut à part quelques vendeurs de chips. Mais peut-être était-ce dû au mauvais temps.

Pour accéder à la station de téléphérique, il fallait ensuite passer un portique de pierre, rendu mystérieux par la brume, avant de grimper plusieurs volées d'escalier. Le trajet dans une petite cabine jusqu'au sommet a pris environ 20 minutes. Très vite, nous avons été enveloppés par les nuages et cela n'augurait rien de bon pour la vue au sommet. Mais, progressivement, le téléphérique les a traversés, et la mer de coton qui s'est alors offerte sous nos yeux était juste magnifique. Après une dernière section de câbles, très raide et impressionnante, la cabine a atteint la station, creusée dans la roche.

Pas de temps à perdre. Tant que la météo le permettait, nous avons d'abord marché le long d'une crête en direction du pic Ouest et de son temple, le "Cunyun Palace". Le Mont Huashan étant en effet sacré pour les Taoïstes, divers temples et pavillons de méditation ont été construits sur ses pics. De nombreux rubans de prières rouges, accrochés aux barrières, flottaient au vent et renforçaient d'ailleurs l'aspect religieux de cette montagne.

Nous sommes ensuite retournés sur nos pas pour nous diriger vers le pic Sud. En chemin, nous avons traversé la cour d'un bâtiment appelé "Alchemy furnace". Comme son nom l'indique, il abritait à l'époque un fourneau utilisé par des alchimistes Taoïstes.

Un peu plus loin, un point de vue nous laissait entrevoir la chaîne des Alpes Szechuan dont le Mont Huashan fait partie. Cette chaîne de montagnes, aussi appelée Qin(ling) mountains, crée une frontière naturelle entre le nord et le sud de la Chine. Son plus haut sommet est à 3750 m d'altitude. Le Mont Huashan, lui, culmine à 2155 m avec le pic Sud. Celui-ci abrite un temple, le "Jintian Palace".

La balade s'est poursuivie vers la "South Heavenly Gate", qui offrait une vue dégagée sur un petit pavillon de méditation appelé "Chess Pavilion". C'était aussi le point d'accès à une via ferrata, la "Changkong plank road", fermée ce jour-là au vu des conditions météos. Le parcours de celle-ci est une version sécurisée d'un des périlleux sentiers creusés à l'époque dans les falaises vertigineuses du Mont Huashan par les pèlerins et les moines. Ils conféraient à cette montagne la réputation d'être dangereuse.

Et cette dangereuse réputation est-elle encore justifiée?

De nos jours, les sentiers ont été élargis et équipés de barrières ou de filets. Les chemins les plus exposés ont été fermés au public (à l'exception de celui qui a été reconverti en via ferrata). Et les escaliers trop raides, conservés pour le show, jouxtent souvent un escalier plus large et en pente douce. A aucun moment, nous ne nous sommes sentis en danger sur les chemins que nous avons parcourus. Mais il faut rester prudent en cas de forte affluence ou de conditions hivernales.

Les seuls dangers pourraient en fait être liés au "Sentier des soldats" et à cette via ferrata. En ce qui concerne cette dernière, les touristes sont bien équipés d'un harnais qui les relie à des câbles métalliques, et le matériel semble maintenu en bon état, mais le parcours sur les échelles et les planches de 30cm de large s'effectue dans les deux sens. En cas de forte affluence, les gens doivent donc passer les uns par dessus les autres et se retrouvent à attendre en trop grand nombre sur les sections de câbles. Pour peu qu'une personne utiliserait mal son harnais, un accident pourrait donc vite arriver.

Après avoir profité de la vue à la "South Heavenly Gate", nous avons décidé de retourner au téléphérique du pic Ouest. Nos vêtements étaient trempés à cause d'une petite bruine constante, et nous commencions à avoir froid. Si la météo avait été meilleure, nous aurions été jusqu'au pic Est, où nous aurions passé la nuit dans un refuge. Il nous aurait ainsi été possible d'assister le lendemain au lever du soleil sur le Mont Huashan avant de rejoindre le pic Nord et de descendre en téléphérique.

Ce n'était pas pour cette fois-ci en tout cas. En nous dirigeant vers le téléphérique du pic Ouest, nous avons pris un autre chemin qu'à l'aller, ce qui nous a permis de profiter encore un peu des paysages du Mont Huashan.

Une descente en téléphérique, un trajet en bus avec un chauffeur qui nous a gentiment déposé près de notre hôtel (après un "Nihao" et un doigt pointé sur la carte), une douche bien chaude et des habits secs plus tard, nous étions prêts à aller dîner. Par facilité, nous avons choisi le restaurant voisin de notre hôtel. Mais à peine attablés, nous nous sommes rendus compte que ça n'allait pas être facile du tout. Leur menu en chinois n'affichait aucune photo. Impossible de savoir à quoi correspondaient tous ces caractères. Alors plutôt que de choisir un plat au hasard et de nous retrouver avec des pattes de poulet dans nos assiettes, nous avons fait appel à un ami, c'est-à-dire la gérante de l'hôtel, pour nous aider à choisir nos plats. Ces derniers n'étaient pas fantastiques, mais un repas chaud après une journée passée dans le vent et la pluie, ça faisait du bien!

19
sept

La météo du jour étant encore pire que la veille, et nos vêtements de marche toujours humides, retourner sur le Mont Huashan n'était pas envisageable. Nous nous apprêtions donc à passer la journée à nous reposer.

Mais c'était sans compter sur la motivation de notre hôtesse pour nous trouver de quoi nous occuper. Ni une, ni deux, voilà qu'elle avait engagé son mari pour qu'il nous serve de chauffeur pour la journée. Pour 900 rmb, il allait nous conduire jusqu'à l'Armée de Terracota et aux Bains impériaux de Huaqing, dans la périphérie de Xi'an.

Nous avions écarté ces visites lors de la préparation de notre itinéraire, mais puisque nous étions sur place, autant aller voir ces fameux guerriers en terre cuite. En route donc pour Xi'an!

Après 1h30 de trajet avec nos têtes coincées par d'inconfortables coussins, notre chauffeur du jour nous a déposé devant les Bains impériaux de Huaqing, ou Huaqing Hot Springs (150 rmb/p). Situé au pied du Mont Lishan (1302m), ce complexe a été construit autour de sources chaudes. Les empereurs des différentes dynasties y ont fait construire thermes et palais, pour s'en faire un lieu de détente ; créant ainsi un ensemble harmonieux de bassins et de bâtiments colorés. Malgré le mauvais temps, il était très agréable de s'y promener.

Les bains de Huaqing sont connus pour les Chinois comme étant le lieu où, au 8ème siècle, l'empereur Xuanzong serait tombé amoureux d'une de ses concubines. Son amour pour elle était tellement fort qu'il en était devenu monogame, négligeant ainsi ses 3000 autres concubines. Pendant les quinze années de leur histoire, elle fut traitée comme une impératrice et les membres de sa famille purent accéder à des postes importants. Grâce aux poèmes des troubadours de l'époque, cette idylle a traversé le temps, et au sein des Bains impériaux de Huaqing, elle était désormais exploitée à son maximum. Statues des amoureux, arbres de l'amour, animations en 3D, objets souvenirs, tout était là pour célébrer cette histoire d'amour, en omettant un petit détail : l'empereur finira par la faire tuer, en échange de sa propre vie face à son armée en rébellion...

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Après plus d'une heure à explorer les Bains impériaux, nous avons retrouvé notre chauffeur. Il nous déposait, vingt minutes plus tard, devant l'entrée des bâtiments abritant la fameuse "Armée de Terracota" (150 rmb/p).

Au 3ème siècle av. J-C, Qin Shi Huang, le premier empereur de Chine, a fait produire 8000 soldats en terre cuite, puis les a fait disposer en rang d'oignons dans trois immenses fosses, comme protection de son futur tombeau. Les artisans de l'époque s'en étaient donné à cœur joie en produisant des statues grandeur nature et en faisant varier les détails des visages ou des costumes ; rendant ainsi chaque guerrier unique. Ils les avaient peints et équipés de vraies armes. Et pour parfaire cette armée, plus de 600 chevaux en terre cuite, portant des cavaliers ou tirant des chars en bronze, avaient été ajoutés. L'ensemble avait été recouvert par des plafonds en bois, puis par de l'argile et une épaisse couche de terre.

Avec le temps, l'existence de cette armée enfouie a été oubliée. Les métaux ont rouillé, le bois a pourri, le plafond s'est affaissé et beaucoup de ces guerriers se sont retrouvés en morceaux. Alors, quand ils ont été découverts en 1974, ce sont cette fois les archéologues qui ont pu s'en donner à cœur joie avec un puzzle géant. Et 45 ans plus tard, ils sont toujours occupés avec!

Avant d'entamer la visite, nous avons déjeuné dans un des nombreux fast-foods situés à l'entrée. Direction ensuite le "pit 3". Cette fosse, plus petite que les deux autres, abritait les statues des généraux et leurs chevaux.

Puis, nous avons visité le "pit 2". Une grande partie de cette fosse était encore couverte par son plafond affaissé et sa couche d'argile. Dans sa périphérie, on pouvait y observer des morceaux de soldats semblant surgir de terre, et des archéologues s'affairant à les déterrer. Quelques guerriers et de plus petites pièces étaient exposés en vitrine.

Il nous restait alors à nous rendre dans le bâtiment abritant le "pit 1". Les photos de cette fosse sont celles qui illustrent l'armée de Terracota sur internet. C'était donc le plus rempli de touristes. En en faisant le tour, il était possible d'observer des archéologues occupés à assembler les pièces du puzzle, ainsi que des soldats incomplets, en attente de la découverte de leur bras ou de leur jambe.

La visite s'est terminée vers 16h. Avant de rejoindre notre chauffeur, nous avons pris un goûter au Starbucks du site. C'était l'occasion de comparer nos impressions autour d'un bon café et de pâtisseries. Bien que le travail accompli par les artisans de l'époque et par les archéologues d'aujourd'hui nous avait fascinés, l'Armée de Terracota ne nous a pas semblé être une excursion indispensable à faire lors d'un voyage en Chine. A moins d'être particulièrement intéressé par les costumes de guerre de la dynastie Qin, les amateurs d'histoire en apprendront probablement plus sur le passé de la Chine en flânant dans des musées tels que le "Shaanxi History Museum" à Xi'an, ou le "National Museum of China" à Pékin (gratuits).

Le tombeau de l'empereur Qin Shi Huang, grand comme un terrain de football, est situé 1,5 km plus loin. Il ne se visite que de l'extérieur et il n'y a pas grand chose à voir à part une colline recouverte d'arbres. Le tombeau n'a en fait jamais été ouvert car il contiendrait des rivières de mercure toxique et des trésors archéologiques dont la peinture exposée à l'air pourrait s'écailler en à peine 4 minutes.

Le chauffeur nous a ensuite ramenés jusqu'à l'hôtel à Huayin. Pour le dîner, nous sommes retournés au "food market" du premier soir.

20
sept

Ce jour-là, nous quittions le mont Huashan pour nous rendre à l'Ouest, dans la province du Sichuan.

A 8h30, un taxi nous a donc déposés à la gare de Huashanbei où nous allions prendre un train pour Xi'an. La gare était petite. Il y avait un contrôle de sécurité à passer, puis il fallait patienter dans une salle d'attente commune jusqu'à ce que le numéro de notre train devienne vert. C'était le signe que nous pouvions accéder au quai. Le trajet en train TGV jusque Xi'an a pris moins d'une heure.

A Xi'an, la gare était plus grande et semblable à un couloir d'embarquement d'aéroport. Mais il ne fut pas difficile de repérer notre "gate" et d'embarquer dans un deuxième TGV, en direction de Chengdu. C'était parti pour 4h de trajet à travers la campagne chinoise.

Pour connaitre la suite de nos aventures dans le Sichuan, c'est ici:

https://www.lenemooquivoyage.eu/carnet/voyage-en-chine-chengdu-leshan-emeishan-shunan-zhuhai-bamboo-sea