Le Vercors est moins imposant que d'autres massifs alpins, mais ses plateaux rudes et escarpés, ses combes mystérieuses et ses routes vertigineuses ne manqueront pas de vous séduire.
Novembre 2018
7 jours
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J'ai découvert le Vercors pour la première fois en 2004. A l'époque, c'était en effectuant la traversée du massif avec des amis.

De cette randonnée d'environ 100 km, entre Grenoble et Lus-la-Croix-Haute, je garde surtout des souvenirs d'aventures et d'amitiés. A l'exception du cirque d'Archiane, les paysages que nous avons traversés ne semblent pas m'avoir marquée. Peut-être qu'à 18 ans, je pensais plus à papoter qu'à contempler ce qui m'entourait.

C'est donc à ma grande surprise que le Vercors et ses paysages m'ont émerveillée lorsque j'y suis retournée avec ma famille en 2018 (cette fois, du côté ouest du massif, dans le Royans et le Vercors Drômois).

Dans ce carnet, j'aimerais donc vous parler des randonnées et des belles découvertes que j'ai pu faire au cours de ce deuxième séjour dans le Vercors.

Cette première randonnée d'environ 9km nous a fait découvrir les falaises des gorges de la Lyonne. En automne, elles avaient l'air d'un gros mille-feuille car les arbres colorés contrastaient joliment avec les rochers gris.

La randonnée débutait au niveau d'une aire de repos sur la D70, à 1 km d'Oriol-en-Royans, en direction de Léoncel. En contrebas de cette aire de repos se trouvait une route asphaltée que nous avons empruntée en direction d'une centrale hydroélectrique.

Après avoir franchi la rivière "Lyonne", il fallait tourner à droite pour la suivre vers l'amont. Le sentier était bordé d'arbres rendus étranges par la mousse qui les recouvrait.

Un peu plus loin, le chemin franchissait à nouveau la rivière et traversait une prairie dominée par les falaises.

C'est vers le sommet de ces falaises et vers le "Pas de l'Echo" que nous devions ensuite nous diriger. Tout au long de notre ascension, la vue sur les gorges et sur le Vercors n'avait de cesse de nous émerveiller. Le chamois que je suis était ravi.

Arrivés au Pas de l'Echo, nous avons profité une dernière fois du paysage avant de marcher dans les bois en direction de la D70 et du village de la Tamée.

La randonnée s'achevait ensuite à travers les prairies en direction de la voiture. C'était l'occasion d'admirer encore une fois les gorges de la Lyonne et le massif du Vercors.

La météo de notre deuxième jour de randonnée étant plutôt incertaine, nous avons choisi de nous rendre au Belvédère de Révoulat et au Rocher d'Echevis (+/- 5 km aller-retour). C'était une balade courte et sans difficulté qui offrait une belle vue sur les falaises des "Grands Goulets".

Le point de départ de notre randonnée était le lieu-dit "Croix du Châtelard" (1026m) sur la D256, près de la Chapelle-en-Vercors.

A l'aller, nous avons commencé par suivre une piste forestière. Puis, au lieu-dit "Le Grand-Serre", nous avons pris un petit sentier qui circulait dans un sous-bois. Bien que les couleurs d'automne rendaient le décors très agréable, la vue sur les montagnes et les vallées voisines était malheureusement presque absente.

Heureusement, une fois arrivés au Belvédère de Révoulat (1168m), nous avons eu droit à une vue bien dégagée sur le Royans et les falaises des Grands Goulets.

Nb : La dernière photo a été prise en été 2020. 

Pour le retour, nous avons pris la piste forestière située en contrebas du sentier que nous avions suivi à l'aller. Cette piste passait par "L'Aigue", puis rejoignait le "Grand-Serre" et la "Croix du Châtelard".

Pour notre troisième jour de randonnée, nous avons voulu explorer la vallée encaissée de Combe Laval et suivre le torrent du Cholet jusqu'à sa source.

Pour nous rendre au point de départ de la randonnée, nous avons suivi la D239 (Route de Laval) depuis Saint-Laurent-en-Royans. Celle-ci se terminait par un cul-de-sac au niveau duquel un beau bâtiment aussi incongru qu'inattendu avait été érigé. Il s'agissait du monastère orthodoxe de Saint-Antoine-le-Grand, fondé en 1978 par le puissant monastère grec du Mont Athos.

https://monasteresaintoine.fr/

Nous nous sommes garés près du monastère et nous avons pris sur sa gauche un chemin qui montait dans les bois. Plus haut, les arbres laissaient place à quelques parcelles d'herbes folles. Nous avions ainsi une vue bien dégagée sur les falaises de Combe Laval et sur le Cholet qui cascadait en contrebas.

A la hauteur d'une conduite, le sentier bifurquait vers la gauche et grimpait dans un pierrier pour mieux nous rapprocher des cascades.

L'itinéraire à suivre se transformait alors en parcours-aventure au cours duquel il fallait franchir le Cholet à gué ou s'aider de cordes pour certaines sections plus pentues. En contrepartie, les cascades créaient un décors féerique.

Le parcours s'achevait au fond de la combe après la traversée d'un second pierrier. Une dernière cascade nous y attendait ; celle de la source (ou plutôt de la résurgence) du Cholet. Elle émergeait des imposantes falaises de Combe Laval qui se dressaient devant nous.

Après une petite pause, nous avons entrepris de descendre par le même chemin. C'était l'occasion de profiter encore une fois des nombreuses cascades du Cholet.

De retour à la voiture, nous avons admiré une dernière fois le monastère et les falaises qui l'entouraient. Sur la route vers Saint-Laurent-en-Royans, nous avons ensuite fait un arrêt pour observer de plus près une jolie cascade et un torrent.

Pour notre quatrième jour dans le Vercors, nous avons choisi une petite randonnée d'environ 7 km A-R le long du sentier GR93, avec comme objectif de rejoindre le "Pas du Touet". Nous en sommes cependant revenus à moitié déçus.

Pour rejoindre le point de départ de la balade, nous avons pris la D101 à Léoncel en direction du col de Tourniol. Juste après le troisième virage en épingle, une petite route partait vers la gauche. C'était là que commençait la randonnée.

Le sentier était bien balisé. Il traversait des bois et prairies rocailleuses jusqu'à atteindre le Pas du Touet, mais sans offrir de vue particulièrement intéressante malheureusement. Et gros point négatif: il passait à proximité de fermes gardées par des chiens libres d'en sortir et menaçants (au point que nous avons dû faire un détour pour les éviter).

Le Pas du Touet était situé dans un creux entouré d'arbres et aucune vue n'était possible. Mais un petit sentier s'en échappait vers la droite et offrait alors une vue magnifique sur la cirque de Peyrus et la plaine de Valence. Nous n'avions donc pas bravé les chiens méchants pour rien!

Après avoir profité du spectacle, nous avons repris le même chemin qu'à l'aller.

Puis, de retour à la voiture, plutôt que de redescendre vers Léoncel, nous sommes d'abord montés au Col de Tourniol. S'y trouvait un petit sentier qui grimpait jusqu'à un point de vue.

Pour notre dernier jour dans le Vercors, nous avons choisi de randonner sur le plateau du Font d'Urle.

Afin de nous y rendre depuis Saint-Jean-en-Royans, nous avons emprunté la fameuse route D76, appelée route de Combe Laval. Elle surplombait la vallée de même nom que nous avions explorée deux jours plus tôt.

La route de Combe Laval est très connue dans le Vercors car elle est spectaculaire. Elle a été creusée à la fin du 19ème siècle à même la falaise et sur près de 4 km afin de relier Saint-Jean-en-Royans à la forêt de Lente. Le but était de pouvoir ainsi permettre l'acheminement du bois.

De nos jours, la route de Combe Laval est encore praticable et reste la plus directe pour rejoindre le Font d'Urle depuis Saint-Jean-en-Royans. Ses nombreux tunnels, virages et balcons vertigineux plairont à certains mais donneront des sueurs froides à d'autres. Dans tous les cas, roulez toujours prudemment!

Arrivés au Font d'Urle, nous avons commencé par suivre le "Sentier du Karst", un parcours didactique proposé par l'office du tourisme du Vercors-Drôme.

Le sentier débutait à la sortie du village-station du Font d'Urle et se dirigeait d'abord vers le col de la "Porte d'Urle". Il suivait ensuite de plus ou moins près les impressionnantes falaises du plateau.

Le paysage était superbe! D'un côté, la vallée de Quint, l'Infernet et le plateau d'Ambel. De l'autre, les pâturages rocailleux du Font D'Urle.

Il fallait cependant regarder où nous mettions les pieds car nous croisions de nombreuses crevasses, grottes et scialets (puits naturels).

Le chemin s'éloignait ensuite des falaises pour rejoindre le point n°7 du parcours, situé à proximité d'un point d'eau.

De là, il repartait vers le village du Font D'urle. Mais, attirés par un chemin qui se dirigeait à droite vers le Puy de la Gagère (1651m), nous avons quitté le sentier du Karst.

Ce fut une très bonne idée car en prenant ainsi de la hauteur, nous avons pu mieux observer le plateau. Et surtout, c'est là qu'une famille de vautours nous a survolés. Le bruit que faisaient leurs ailes était surprenant.

Après avoir profité de la vue, nous ne sommes pas retournés vers le Sentier du Karst. Nous avons préféré poursuivre tout droit pour rejoindre le sentier GR93 qui arrivait du sud-est par le Col de Rousset.

Suivre le GR était la seconde bonne idée de la journée car nous avons alors pu découvrir des sections du plateau à l'aspect plus tourmenté. Les scialets ne manquaient pas, de sorte que le paysage avait l'aspect d'un gruyère par endroits.

Le GR nous a ainsi reconduit jusqu'au village du Font D'Urle.

Cette randonnée composée au gré de nos envies nous aura beaucoup plu. C'était une belle manière de clôturer nos vacances dans le Vercors!

Les chiens de compagnie sont interdits sur l’alpage, même tenus en laisse, du 1er mai au 30 octobre. Ils pourraient perturber la quiétude des troupeaux, mais surtout, ils risqueraient de se faire attaquer par les patous, d'imposants chiens de berger blancs.

Très attachés à leurs troupeaux, ils pourraient aussi vous menacer si vous vous en approchez de trop près. Contournez-les toujours le plus largement possible.

En vous rendant sur le plateau comme nous en novembre, la transhumance sera terminée et vous aurez le plateau rien qu'à vous.